Oct 03

Exploitation en cours

L’exploitation des arbres dans le dispositif a commencé le 26 septembre dernier (voir aussi ici). Neuf parcelles forestières sont concernées pour un total d’environ 40ha. Cette opération est réalisée et coordonnée par l’Office National des Forêts.
Dans la mesure du possible l’exploitation se fait de manière mécanisée ce qui permet de mieux prendre en compte les contraintes liées à la présence de matériel sensible installé dans les placettes (capteurs, collecteurs, clôtures) et de concentrer l’impact de l’exploitation dans les cloisonnements.

Sep 25

Effet de la composition du peuplement et de l’essence sur le stockage du carbone dans le sol (projet REFORM)

OPTMix est l’un des sites européens choisis pour le projet ERA-NET SUMFOREST REFORM (REsilience of FORest Mixtures) coordonné par Quentin Ponette (professeur à l’Université catholique de Louvain). L’objectif de ce projet REFORM est de développer des prescriptions sylvicoles pour les peuplements mixtes qui sont très résistants et résilients aux perturbations biotiques et abiotiques à venir. Dans le cadre du WP4 traitant de la fourniture à long terme des services écosystémiques, le présent sous-projet se concentre sur les impacts de la composition des peuplements sur le stockage du carbone organique des sols. Pour OPTMix, les échantillons de sol sont collectés par Benjamin Willems et Richard Osei, de l’Université catholique de Louvain courant septembre. Ils utilisent une approche triplet (peuplements purs et mélangés de deux essences), sur un transect en Europe, avec comme objectifs spécifiques de :
(i) comparer les stocks de carbone organiques du sol (plancher forestier et sol minéral jusqu’à 40 cm) sous des peuplements purs et mélangés ;
(ii) quantifier les effets de l’identité des espèces et le mélange sur le partage du carbone organique du sol ;
(iii) tester un effet possible du site ou une interaction (site × mélage) sur les processus ci-dessus.

Ce travail est complémentaire du post-doc de Céline Pradier qui commence à partir de décembre 2017 à irstea Nogent-sur-Vernisson, et qui étudiera le pool de carbone sur OPTMix et comparera les pools de carbone dans la biomasse aérienne et dans le sol pour des peuplements purs et mélangés de chêne et de pin.


Échantillonnage de la litière et de sol jusqu’à 40 cm de profondeur (Richard Osei, PdD à l’Université catholique de Louvain)
 
 

Mesure de la densité apparente du sol à l’aide de petites billes de verre (Benjamin Willems, technicien à l’Université catholique de Louvain)

Sep 11

Une nouvelle éclaircie dans les placettes expérimentales

Le dispositif OPTMix teste deux densités de peuplement : une densité faible avec un RDI (Relative Density Index) autour de 0.4 et une densité moyenne avec un RDI autour de 0.7. Pour le mélange il existe aussi une troisième modalité sans intervention sylvicole (pour plus de détails voir ici). Une première éclaircie a été réalisée entre 2013 et 2015 permettant d’obtenir les densités cibles pour la plupart des placettes. Néanmoins pour quelques placettes cela n’a pas été possible car les densités de départ étaient trop importantes. Une nouvelle éclaircie devrait donc avoir lieu cet hiver pour atteindre les densités définitives du dispositif expérimental.
Dans un premier temps, un inventaire complet des placettes a été réalisé pour connaître précisément la situation avant éclaircie et déterminer le nombre de tiges à enlever pour atteindre les densités cibles. Dans un deuxième temps, pour toutes les placettes, le marquage des arbres à enlever a été réalisé sur des cellules d’environ 5000 m² de façon à obtenir une densité la plus homogène possible à l’échelle de la placette.
L’exploitation sera réalisée au cours de l’hiver avec l’aide de l’Office National des Forêts.

Sep 04

Des mesures de flux de sève pour mieux comprendre l’utilisation de l’eau par les arbres

Dans le cadre de la thèse de Jordan Bello (Irstea Nogent-sur-Vernisson) des capteurs de flux de sève ont été installés dans les placettes OPTMix en collaboration avec l’INRA de Nancy (Damien Bonal).
L’objectif de cette expérimentation est de mieux comprendre les stratégies du chêne sessile et du pin sylvestre vis à vis de la consommation de l’eau sur un sol à nappe perchée temporaire. Pour cela la densité du flux des individus sera mesurée lorsque les conditions sont non limitantes en eau ainsi que pendant des périodes de forte contrainte hydrique. De plus, les capteurs ont été installés dans des peuplements purs et mélangés afin de déterminer si la transpiration de ces espèces est modifiée lorsqu’elles poussent en mélange.

  

  

Sep 04

Les sangliers, prédateurs des espèces d’oiseaux forestières ?

Les sangliers sont considérés comme des éléments clés des écosystèmes forestiers en ayant des effets directs ou indirects sur les milieux par le labourage du sol, par la zoochorie, ou par le piétinement par exemple. Ces impacts peuvent notamment s’observer sur les communautés d’oiseaux. Cette problématique est bien connue pour les espèces d’oiseaux du milieu agricole. Mais qu’en est-il des espèces d’oiseaux forestières ?

Cette question fait l’objet d’un stage de master 2 (Amanda Cocquelet, Université de Saint Etienne) qui a débuté le 27 février sous l’encadrement de Frédéric Archaux et de Anders Mårell pour le projet COSTAUD. Une partie du terrain a été réalisé sur OPTMix. Le protocole consistait à placer dans les enclos et les exclos des nids artificiels contenant des œufs de cailles. Certains de ces nids étaient accompagnés d’un piège photographique pour connaître l’identité des prédateurs des nids et pour estimer une fréquentation de chaque placette par les différentes espèces présentes en forêt d’Orléans. Parallèlement des points d’écoute ont été réalisés pour  définir les communautés d’oiseaux présentes sur les placettes d’OPTMix. Enfin des mesures de recouvrements (de la strate herbacée et arbustive) ont été relevées afin de caractériser la structure de la végétation, et le pourcentage de sol retourné a été estimé comme indice de présence des sangliers.

Le but de cette étude est de savoir si la présence du sanglier peut influencer directement les communautés d’oiseaux par la prédation des nids, ou indirectement par des effets sur le recouvrement végétal et les ressources alimentaires.

Août 02

Mais quelle est cette espèce de ronce ?

D’après les dernières estimations, la France métropolitaine contiendrait entre 500 et 700 espèces de ronce (http://www.tela-botanica.org/). En France l’inventaire des espèces n’en est qu’à ses débuts. Les premiers inventaires floristiques réalisés sur OPTMix ont révélé la présence de plusieurs espèces de ronces sans pouvoir les déterminer de manière fiable.

Une expérimentation vient de débuter dont l’objectif est de préciser les espèces présentes sur le dispositif OPTMix. Pour cela, des ronces seront mis en marcottage sur les placettes puis élevées ex-situ dans des conditions de pleine lumière permettant une meilleure détermination des espèces.

La détermination jusqu’à l’espèce des ronces permettra d’une part de mieux estimer la biodiversité sur les placettes expérimentales. D’autre part, les différentes espèces de ronce ont des appétences et des écologies différentes. Il est donc important de pouvoir les distinguer pour mieux comprendre la dynamique de la végétation du sous-bois en interaction avec les grands herbivores.

     

 

 

Juil 28

Départ Vincent Seigner

Vincent Seigner vient de nous quitter cet été pour d’autres horizons (Québec). Un grand merci à Vincent pour tout ce qu’il a apporté au projet OPTMix depuis l’installation des placettes jusqu’à la mise en place de tous les capteurs et centrales d’acquisition. Ci-dessous une petite illustration réalisée par sa fille montrant Vincent en pleine action et qui montre à quel point il prenait à cœur son travail. Nous sommes sûrs qu’il saura faire valoir ses multiples compétences auprès de la communauté forestière Québécoise et nous espérons pouvoir collaborer avec lui dans le futur.

Mai 24

Visite du réseau mesure Irstea, 17 et 18 mai 2017

Les 17 et 18 mai l’unité Irstea Ecosystèmes Forestiers de Nogent-sur-Vernisson (EFNO) accueillait les 9ème rencontres du Réseau Mesure Irstea (). A l’occasion de ce séminaire interne un groupe d’une quarantaine de personnes en provenance de tous les groupements Irstea est venu visiter le dispositif OPTMix. Après une présentation de la FD d’Orléans et du réseau OPTMix au carrefour de la résistance (merci à l’ONF pour la mise à disposition des locaux) le groupe a visité des placettes expérimentales avec des présentations autour de quatre thématiques principales :
– Mesures des interactions avec la faune ;
– Mesures de la biodiversité forestière : exemple avec la flore vasculaire et les bryophytes ;
– Mesures dendrométriques : de la croissance inter-annuelle à la croissance intra-annuelle ;
– Mesures du bilan en eau.

Avr 11

Fonctionnement de la nappe perchée et impact sur la croissance

Le fonctionnement et l’impact des nappes perchées sur la croissance des arbres sont encore mal connus alors que les sols à engorgement temporaire sont très représentés en France. Comment évolue la nappe perchée au cours de l’hiver ? Est-elle influencée par les caractéristiques du peuplement ? Cette nappe apporte-elle une contrainte ou un avantage pour la croissance des arbres adultes ? Afin d’éclaircir ces questions, un stage de master 2 (Anna-Karine Jean, Université de Jean Monnet Saint-Etienne) a débuté le 3 avril 2017 sous l’encadrement de Nathalie Korboulewsky (DR, Irstea Nogent-sur-Vernisson) et Jordan Bello (doctorant, Irstea Nogent-sur-Vernisson). Ce stage de 5 mois a pour but :

  • de caractériser la nappe d’eau en hiver en fonction des différentes modalités sylvicoles présentes sur OPTMix (composition du peuplement et densité) ;
  • de relier la croissance saisonnière des chênes (Quercus petraea) et des pins (Pinus sylvestris) observée sur le dispositif avec les variables caractérisant la nappe (profondeur minimale, temps de présence, date/vitesse d’apparition, date/vitesse de retrait,…).

Pour réaliser ce travail, le stage s’appuiera sur les données enregistrées depuis 2014 sur chaque placette du dispositif à l’aide de piézomètres manuels et automatiques (voir graphe ci-dessous).

Les profondeurs du plancher argileux (clay layer depth) sont des moyennes pour toutes les placettes ayant la même composition (pur chêne, pur pin et mélange). Les mesures de profondeur de la nappe (Groundwater table depth) sont des valeurs moyennes pour toutes les placettes ayant la même composition. Les mesures de profondeurs sont des mesures relevées manuellement.

Mar 27

Les formulaires de demande d’expérimentation sont disponibles sur le site web

Les formulaires permettant de faire une demande d’expérimentation sur les placettes du dispositif OPTMix sont disponibles ici. Vous trouverez un formulaire pour les demandes externes à l’unité de recherche Irstea-EFNO de Nogent-sur-Vernisson ainsi qu’un formulaire pour les demandes internes.

Pour vous aider dans votre demande merci de contacter Nathalie Korboulewsky.