OPTMix rejoint le réseau d’observatoires dans le projet CLIMATICK

OPTMix rejoint le réseau d’observatoires dans le projet CLIMATICK qui commence en juin 2018 et devient le 10ème site de suivi mensuel de l’activité des tiques, après celui de ONCFS à Bazes (Pyrénées)

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Résumé du projet CLIMATICK (Isabelle Lebert, INRA UMR EPIA)

Le changement climatique modifie la phénologie la distribution des tiques et en conséquence la distribution des maladies liées aux tiques.

Les objectifs du projet CLIMATICK sont de :

  • Projeter les modèles spatiaux et temporels de l’activité future des tiques indigènes et exotiques dans le scénario RCP (« Representative Concentration Pathways » ou « Profils représentatifs d’évolution de concentration »),
  • Proposer des adaptations de la stratégie de communication, de la surveillance et de la gestion environnementale pour améliorer la prévention vis-à-vis des tiques.

Le projet CLIMATICK met l’accent sur le risque actuel représenté par les tiques indigènes (Ixodes ricinus) et ses pathogènes les plus menaçants pour la santé humaine et animale mais également sur les nouveaux risques liés aux tiques exotiques des régions plus chaudes potentiellement invasives, comme Hyalomma marginatum, vecteur de CCHF (virus de la fièvre hémorragique de Congo-Crimée), établi dans le sud de la France. À l’aide de données observationnelles et expérimentales longitudinales, des modèles mathématiques dynamiques et statistiques seront développés pour étudier l’activité des tiques en tenant compte des variables météorologiques, des populations hôtes et de la répartition des forêts en lien avec les changements climatiques. La projection dans le climat futur sera faite pour 2050 et 2100.

Ce projet est financé par le métaprogramme ACCAF (Adaptation au Changement Climatique de l’Agriculture et de la Forêt) sur 3 ans (mai 2018 avril 2021). CLIMATICK est un un projet pluridisciplinaire dont l’UMR EPIA est le coordinateur (Karine Chalvet-Monfray) et l’UMR ASTRE le co-coordinateur (Laurence Vial). D’autres équipes sont impliquées dans le projet INRA (BIOEPAR, BIPAR, CEFS, Agroclim, Territoires, Merial et Anses Nancy).

Ce projet est la suite de deux projet CCEID et CCEID-transfert (métaprogramme ACCAF de 2014 à 2018). Ils ont permis :

  • Projet CCEID : de mettre en place un réseau d’observatoires sur l’activité et la dynamique des populations de tiques sur une longue période et de développer des modèles associés de prévision des risques. Une collecte de tiques a lieu tous les mois depuis 2014 sur 8 sites en France. Sur chaque site, la collecte est réalisée sur 10 transects de 10 m² chacun. Une station météorologique est installée par site : température à 2 mètres, température dans la litière, humidité relative… L’identification et la conservation des tiques se font à l’INRA.
  • Projet CCEID-transfert : de transférer le modèle issu de CCEID dans l’application Fleatickrisk pour valorisation le travail réalisé

L’IRSTEA (Nogent sur Vernisson) dans le cadre de leur dispositif expérimental OPTMix rejoint le réseau d’observatoires dans le projet CLIMATICK et devient le 10ème site de suivi mensuel de l’activité des tiques, après celui de ONCFS à Bazes (Pyrénées).

 

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